C’est une pathologie que l’on rencontre de plus en plus fréquemment du fait de l’augmentation de la pratique sportive. Elle apparaît le plus souvent après un accident, une chute qui a entrainé une luxation antérieure de l’épaule. Plus le patient sera jeune au moment de cette 1° luxation plus il aura de chance de récidiver.
On reconnaît généralement 3 tableaux :
L’instabilité antérieure de l’épaule est une lésion souvent chirurgicale lorsqu’elle entraine une gêne fonctionnelle. La rééducation ne peut résoudre ce problème anatomique. Elle aura par contre un rôle important en cas d’intervention.
La réparation arthroscopique : elle consiste après avoir introduit une fibre optique dans l’épaule, à aller fixer au moyen de petites ancres, la lésion de Bankart dont nous avons parlée
Elle a pour avantage sa faible agressivité, compatible avec de la chirurgie ambulatoire. Par contre elle n’est pas adaptée à tout les cas et ne sera proposée que dans des cas précis.
La butée osseuse : le plus souvent dénommé intervention de Patte. On réalise au moyen d’une partie de l’omoplate (l’apophyse coracoïde) un « obstacle » à la sortie de la tête humérale en avant. Cette technique représente la référence en matière de résultat, mais elle est plus agressive que la réparation sous arthroscopie
On utilise le score ISIS (Index of Shoulder Instability Severity) qui permettra de discerner les cas les mieux adaptés à l’une ou l’autre technique. Néanmoins dans le meilleur des cas, il existe un risque d’échec de 4% environ.
On peut être amené à gérer ces échecs et il faut savoir que le passage d’une technique à l’autre est généralement possible. Dans des cas extrêmes on pourra réaliser une nouvelle butée au moyen d’un fragment osseux pris sur le bassin, ou une réparation ligamentaire au moyen d’un tendon, le demi tendineux, pris au niveau du genou.